Mêlant grooves post-kraut, folklore mutant et transe électronique, Yalla Miku continue de faire dialoguer les traditions de la Corne de l’Afrique avec les expérimentations les plus débridées de l’underground genevois. Les riffs de krar de Samuel Ades Tesfagergsh, la basse sculpturale de Louise Knobil, les percussions tendues de Cyril Bondi, l’électronique brute d’Emma Souharce et le banjo modifié de Cyril Yeterian tissent une matière sonore collective et dense, faite de virages serrés et de poussées rythmiques.